19 juillet 2008
ARM Papaloapan
(EOS 40D)
Si vous avez aperçu, ce vendredi, bon nombre d'officiers et matelots mexicains dans les rues du centre, c'est chose logique car le navire d'assaut amphibie "ARM Papaloapan (A-411)" est en escale au Havre pour 5 jours. Pour information ce type de bateau peut projeter vers les côtes ennemies à l'aide d'hélicoptères d'assaut, d'aéroglisseurs ou de chalands de débarquement les hommes et matériels qu'il transporte. Il sert également au transport maritime, aux opérations d'aide humanitaire, aux opérations d'évacuation de ressortissants et au déminage en mer. Les navires d'assaut amphibie interviennent fréquemment dans les conflits contemporains (Guerre du Golfe en 1991, Somalie en 1995, Kosovo et Timor en 1999, Côte d'Ivoire en 2002 ou Haïti en 2004), autant de théatres d'opérations accessibles de la mer.
Le "ARM Papaloapan" appartenait jusqu'en 1992 à l'armée américaine sous le nom de "USS Newport (LST-1179)", ce navire qui avait à l'époque la Naval Amphibious Base de Little Creek fut mis en service le 7 juin 1969. Il a été acquis par la marine mexicaine le 23 mai 2001, il "n'oublia" cependant pas ses racines et répondit fin 2005 à l'appel des États-Unis pour venir porter aide et fournitures aux citoyens du Mississippi, victimes de l'ouragan Katrina.
Caractéristiques:
Constructeur: Philadelphia Naval Shipyard
Longueur: 159m (totale)
150m (à la ligne de flottaison)
Largeur: 21m
Tirant d'eau: 5,8m
Système de propulsion: 6 moteurs Diesel (16 000 CV)
Vitesse: 20 noeuds
Capacité: 1767m²
29 citernes ou 30 AAVs (Véhicule d'Assaut Amphibie)
Équipage: 14 officiers
210 enrôlés
360 à 400 Marines
Devise: First in Her Class (Premier de sa classe)
Pour plus de détails, voir le post "Papaloapan" d'Yllen.
26 juin 2008
Feu les archives (2/2)
(EOS 40D)
La pancarte jaune indique "Accès interdit - zone dangereuse", mais n'étant pas assez grande je l'ai vu qu'en ressortant.
25 juin 2008
Feu les archives (1/2)
(EOS 40D)
Voir en grand format.
Ce qui reste de cet ensemble de hangars peut nous sembler sans grand intérêt et être une vision banale, mais il ne faut pas toujours porter qu'un simple regard. La nature du sinistre qui a mis les hangars 76, 77 et 78 dans cet état là reste mystérieuse, voir même douteuse.
Rappel des faits:
Le 19 août 1997, aux alentours de 15h45, un incendie s'est déclaré à l'étage des hangars 76, 77 et 78 (soit une superficie de 12 000m² entièrement embrasée) du port autonome, situés quai de la Gironde. On saura plus tard que ces entrepôts contenaient des archives du Consortium de Réalisation (CDR) chargé de liquider les actifs douteux du Crédit Lyonnais dont le siège parisien avait pris feu le 5 mai 1996. Ce sinistre est survenu alors que la juge d'instruction financier Eva Joliy avait demandé aux dirigeants du CDR des pièces concernant la société International Bankers (IBSA) qui avait été racheté par le Crédit Lyonnais en 1990 et soupçonnée de commissions occultes et fraudes discales.
La partie inférieure servait de frigo pour les marchandises. Au dessus des hangars, un tourbillon de feu s'est formé et entraîne les fumées à plus d'un kilomètre de hauteur. Très vite, la garde des 3 casernes havraises est sur place (soit environ 75 pompiers), le temps d'installer 14 lances (dont 3 canons et l'hydrosub), les deux niveaux sont en feu soit 30 000m² de surface.
En fin d'après midi les abeilles 10 et 31 sont venues prêter main forte aux secours, un PC fut installé à proximité du pont V. Vers 18h30 le feu est circonscrit, il sera maîtrisé quelques heures plus tard. Au rez-de-chaussée, un autocar, plusieurs chariots élévateurs, deux remorques containers et de nombreux appareils furent calcinés. Pour les besoins de l'enquête, la police interdit tout déblai, ce qui compliqua les opérations d'extinction. Le feu couva pendant plus de 15 jours.
2,5 tonnes d'ammoniac sont parties en fumée mais il en restait encore 1,8 tonne dans les installations fixes au bout du hangar 78. Le 22 et le 23 août, l'équipe des Risques Technologiques assista une entreprise afin de dépoter les bacs de produits toxique.
Pour information ces faits sont issus d'un magnifique livre intitulé "Les Sapeurs-Pompiers de la ville du Havre (1855 - 2005 150 ans d'Histoire)" de Jean-Pierre Houllemare (Major des Sapeurs-Pompiers du Havre).
Comme indique les 3 premières lignes de la préface, "Cet ouvrage est un hommage rendu à la valeur et au courage des Sapeurs Pompiers de la Ville du Havre. Il vous fera connaître depuis l'origine jusqu'à nos jours comment s'est constitué, formé et équipé ce corps, pour devenir ce qu'il est."
18 juin 2008
Choc des générations
(EOS 40D)
06 juin 2008
Combien de sucres ?
Tout comme les deux descenseurs et les outillages mécanisés permettant le déchargement des wagons et des camions du quai Hermann du Pasquier, ce portique fait partie du centre agro-alimentaire qui borde l'entrée de l'avenue Lucien Corbeaux. Cette installation permet le chargement du sucre en vrac sur les navires BIBO (Bulk In / Bags Out) à raison de 750t/heure. Le quai Joannès Couvert sert également à traiter les céréaliers (pour l'exportation) jusqu'à 120 000 tonnes de port en lourd à l'aide d'un portique d'une capacité de 1 800 t/heure.
Le silo à céréales du complexe agro-alimentaire a une capacité de 80 000 tonnes, au nombre de trois les silos à sucre ont une capacité unitaire de 15 000 tonnes et sont exploités par la S.H.G.T (Société Havraise de Gestion et Transport).
Aux allures de science-fiction.
05 juin 2008
Sacré perchoir
(EOS 400D)
01 juin 2008
Un slogan imposant
(EOS 40D)
Voir en grand format.
27 mai 2008
Encastrée...
(EOS 40D)
dans le quai colbert.
23 mai 2008
Les blogueurs sont à "l'Eure" (2/5)
(EOS 40D)
Pour ce second post je renoue au travers, cette vue du Bassin de l'Eure, avec le HDR. Cependant les 3 clichés utiles ont été pris artisanalement avec utilisation d'un banc en guise de trépied.
Pour faire un retour historique le bassin à flot dit bassin de l'Eure a été creusé à partir de 1845 et inauguré en 1855. Le bassin comprend 3 formes de radoub, un bateau porte pour sa fermeture est fourni en 1860. En 1859, un pont en tôle est construit sur l'écluse d' entrée, les deux autres formes sont creusées de 1881 à 1883. Il communique avec le bassin Bellot, le bassin Vauban, le bassin de la citadelle et le bassin dock, en ce qui concerne la communication avec l'arrière port elle se faisait par un sas écluse qui est remplacé, en 1862, par l'écluse des Transatlantiques. Jusqu'en 1910, le départ de ces derniers se faisait en effet dans le bassin de l'Eure, quai des Transatlantiques. La première gare maritime était un simple hangar en bois, dit tente des Transatlantiques, en 1905 cette gare de fortune est remplacée par un hangar métallique surmonté d'un étage dans sa partie centrale, d'où partait une passerelle pour rejoindre l'embarquement. En 1907 la Compagnie Générale Transatlantique y fait construire un hôtel d' immigrants, le quai de Nouméa quand à lui servi de quai au charbon jusqu' en 1928 puis fut destiné à la réception des grands cargos non spécialisés. Après les destructions de la seconde guerre mondiale, le bassin est remis à flot en 1944, la forme 4 est restaurée la même année puis les formes 5 et 6 en 1946. L'écluse des Transatlantiques a été détruite en 1974.
La petite ballade se poursuit en direction du jardin public fluvial, je vous propose donc ci dessous 2 clichés sans importance qui ont été pris entre le pont et le quai de Saône.
Je tiens à préciser à mes compères que ce mât à l'allure de mât de cocagne n'est pas un lampadaire, j'en ai pris mais ils sont partis à la poubelle.
Le temps que JM, Roscot76 et Tce76 jouèrent aux explorateurs, il a bien fallut que je m'occupe avec YannH76 comme je pouvais.
14 mai 2008
Petit mais costaud
(EOS 400D)

















































