26 avril 2008
C'est le chantier !!!
28 novembre 2007
Notre-Dame de Yerville
Pour ce qui est, dans un premier lieu, de l'historique de cette commune chef-lieu de canton de Seine Maritime de 2196 habitants elle se forma par la fusion de ses deux anciennes paroisses (Hyervilla vers 1240 et Tibermaisnil en 1157). Cette dernière que l'on écrit de nos jours Thibermesnil, fut donné au 11ème Siècle par Guillaume de Tancarville à l'abbaye de Saint-Georges avant de passer aux Bigot de Monville, aux La Ferté puis à la famille de la Myre. En ce qui concerne l'église paroissiale qui dépendait, en 1180, de l'abbaye de Valmont, elle a été construite ou du moins reconstruite, par l'abbé Robert, entre juillet 1853 et octobre 1854 au même endroit que ses deux sœurs ainées. Pour finir cet édifice religieux en briques est classé pour la richesse de son intérieur.
21 octobre 2007
Plus que des hommes: des héros !!! (2/2)
Après la désincarcération les Sapeurs-Pompiers de Yerville rentrèrent sans vouloir faire de jeux de mots dans le feu de l'action en faisant une démonstration d'extinction sur feu de véhicule.
Le Fourgon incendie:
Il faut savoir que pour les interventions ce véhicule est muni de:
> d'une réserve d'eau appelée "tonne"
> d'une motopompe (entraînée par le moteur du fourgon et mettant l'eau sous pression pour l'envoyer dans les tuyaux)
> d'une ou de plusieurs motopompe portables fonctionnant en aspiration et refoulement
> de tuyaux et de lances permettant la projection de l'eau sur le feu, de divisions permettant d'alimenter plusieurs lances sur un même tuyau, de dispositifs permettant le franchissement des tuyaux par des véhicules lorsque l'établissement franchit la chaussée
> d'appareils respiratoires isolants (ARI) et de bouteilles d'air comprimé portables, pour permettre la progression des équipes d'attaque dans la fumée
> de matériel permettant de pratiquer des ouvertures dans les portes et les murs (hache ou masse)
> d'une cabine permettant le transport du personnel
> de dispositifs de signalisation (gyrophares et avertisseur sonore deux-tons)
> d'une radio permettant d'être en liaison avec le centre de coordination des secours (CTA ou CODIS en France)
Pour ce genre d'incendie que l'on peut classer dans la catégorie des feux urbains, le véhicule utilisé est ce que l'on le Fourgon Pompe-Tonne (8 personnes) ou le Fourgon Pompe-Tonne Léger (6 personnes).
L'Equipement de Protection Individuelle:
Les tenues les plus modernes se composent de vêtements proches du corps (chemise et pantalon) ignifugés, et d'une veste de protection textile (parfois encore en cuir) et d'un surpantalon particulièrement résistants. La présence d'une couche d'air entre les vêtements et les sur-vêtements est importante pour ralentir la progression de la chaleur (effet isolant).
Le surpantalon, la veste de protection, les bottes et les gants doivent protéger contre les dangers suivants:
> chaleur et feu: les vêtements doivent être ignifugés, stables, ralentir la progression de la chaleur vers la peau, empêcher la pénétration de vapeur (générée par l'arrosage du feu) et couvrir la totalité de la peau
> risque mécanique: déchirure ou abrasion
> chimique: empêcher la pénétration de liquides et résister aux principaux agents agressifs (comme l'acide chlorhydrique et la soude)
> risque de coup de chaleur et de déshydratation: évacuation de la chaleur et de la transpiration générées par l'effort
> électrique: possibilité de contact accidentel avec des fils mis à nu
> visibilité de nuit: les vêtements comportent des couleurs vives et des bandes rétro-réfléchissantes
Le casque F1 doit en outre protéger contre les chocs. Les pompiers portent dans certains cas un Appareil Respiratoire Isolant se composant d'un masque facial (visagère) en caoutchouc couvrant tout le visage et relié à un cylindre d'air comprimé avec détendeur.
Plus que des hommes: des héros !!! (1/2)
Pour fêter les 20 ans du Centre d'Intervention et de Secours de Yerville une porte ouverte permettant d'en apprendre plus sur le métier voir la vocation de Sapeur Pompier était organisée ce samedi 20 octobre. On pouvait à cette occasion d'une part visiter les locaux où une petite exposition était présenté et d'une autre part assister à deux manoeuvres (elles seront publiées sur 2 posts) qui se déroulaient sur un parking à l'entrée de la commune et qui étaient commentées par l'adjudant chef de la caserne.
Exercice de désincarcération:
Avant toutes choses il faut savoir qu'une préparation est nécessaire à cette intervention et que cette dernière peut commencer que lorsque la zone est sécurisée par:
> le balisage pour éviter les collisions avec d'autres véhicules
> le matériel de lutte contre l'incendie prêt à l'emploi (extincteur et petite lance du Véhicule de Secours Routier)
> la suppression des énergies (couper le contact et débrancher la batterie)
> le sanglage du volant évitant le (sur) déclenchement de son airbag
> le calage du véhicule pour éviter qu'il ne glisse ou que les suspensions ne bougent
> l'éclairage de la zone si l'intervention se fait de nuit
Durant cette préparation un pompier, appelé l'écureuil, (que l'on aperçoit à l'arrière de la voiture) est entré dans le véhicule pour commencer les soins (bilan, arrêt des hémorragies, pose d'un collier cervical, oxygénothérapie).
Dans la mesure du possible la désincarcération doit se faire le plus rapidement possible tout en maintenant de bonnes conditions de sécurité pour la victime. Car dans de nombreux cas (notamment d'hémorragie interne), aucun geste ne peut se substituer à une opération chirurgicale qui nécessitera au préalable des examens par imagerie médicale (en particulier radiographies du thorax, du bassin et de la colonne vertébrale). C'est ce que l'on appellera notion d'heure d'or (pour que la victime ait de bonnes chances de survie, il faut qu'elle soit hospitalisée dans l'heure qui suit l'accident), l'organisation sur le terrain est alors importante pour que chacun sache où se placer et ne gène pas les autres, la configuration pouvant être étroite. Pour ce qui est du positionnement des véhicules, les transports médicaux se placent après l'accident (dans le sens de la circulation) et les véhicules de secours routier et de lutte contre l'incendie se placent avant en prenant le moins de largeur possible (tout en maintenant de bonnes conditions de sécurité) afin de laisser si possible une voie de passage pour les voitures et éviter de couper totalement la circulation, ce qui facilite par ailleurs l'acheminement de renforts.
Voici maintenant le déroulement de la désincarcération qui s'articule autour de quatre étapes importantes.
1ère étape:
Une fois le véhicule calé à l'aide de cales en bois ou de matériaux synthétiques les pompiers procèdent, si cela est possible ou si ça n'a pas pu être réalisé avant (porte coincée par la déformation de la tôle), à l'ouverture des portières pour permettre de faire passer le matériel médical et le personnel soignant. Pour écarter la porte du montant et couper les charnières des écarteurs puis des pinces seront respectivement utilisés.
2ème étape:
Elle consiste à redonner du volume à l'habitacle afin de relâcher la pression qu'exerce éventuellement la tôle sur la victime et de permettre la pratique des gestes de soin. Des vérins viendront alors écarter les montants de la carrosserie.
3ème étape:
Pour permettre l'extraction de la victime la tôle et les montants sont maintenant découpés (césarisation). Cependant, en raison de la présence possible de sécurités dynamiques, les montants sont coupés au ras du toit au lieu du ras des portières. Ensuite les parties coupées étant tranchantes, elles sont protégées par des manchons épais.
4ème étape:
Après avoir été au préalable équipé d'une attelle d'extraction (corset à lattes verticales qui se glisse dans le dos de la victime venant se poser après le collier cervical et qui permet l'immobilisation du rachis tout en permettant les mouvements des membres inférieurs) le blessé va pouvoir être sorti de la voiture.
Pour une extraction de ce genre, c'est à dire par l'arrière, les pompiers abaissent au maximum le siège (en coupant éventuellement les montants du dossier) avant de soulever légèrement la victime pour glisser le plan dur entre son dos et le dossier. Le sinistré est maintenant tracté sur la planche à l'aide des poignées de l'attelle d'extraction ou d'une corde attachée à elle.
Relevage de la colonne de direction:
Cette opération est effectué dans le cas malheureux où les membres inférieurs se trouvent comprimés. A ce moment là un vérin prend appui sur le plancher de la voiture (entre les jambes du conducteur) et sur la colonne de direction pour la repousser. Ce relevage est dans certains cas remplacé ou complété par un basculement du "demi-bloc avant" (si la voiture est sur ses roues) pour écarter la planche de bord.
Détail de cette méthode:
> les secouristes coupent les longerons à l'angle avant-bas de deux ouvertures des portières pour réaliser un point de faiblesse
> une cale est placée sur un coussin de levage sous chaque point de faiblesse
> à l'aide de vérins l'ensemble bloc moteur-tableau de bord est repoussé tandis que les coussins de levage sont gonflés permettant le basculement
Le Véhicule de Secours Routier Léger:
On trouve à son "bord" un groupe hydraulique qui alimente sous 700 bars de pression, deux écarteurs, une cisaille, un coupe-pédale et deux vérins auxquels on peut associer des coussins de levage pneumatiques.
18 septembre 2007
La phonebox
Cette cabine de téléphone au design so british ne se situe pas, comme on pourrait logiquement le croire, en Angleterre mais sur la commune de Yerville qui se trouve à 11km d'Yvetot.



























































