31 mai 2007
Ballade à Lonlay
Le Village:
Cette ruelle est à l'image de l'ensemble de la commune, c'est à dire charmante et pittoresque, ont peux d'ailleurs remarquer dans ce cas que le Crédit Mutuel s'intègre bien au décor. (La pub est faite M. le banquier lol).
Ce pressoir de 1842 situé juste à côté de l'abbaye est encore très bien conservé, il a été offert par, Colette et Guy Grosse, des habitants de Lonlay.
Voilà un nouvel épisode de ma journée "Ornaise" de ce dimanche 27 mai avec cette fois ci une ballade au coeur du bocage normand et plus précisément à Lonlay l'Abbaye. Cette commune située à 10 km de Domfront sur la route de Tinchebray ne vous dis peut être pas grand chose mais les 1152 personnes qui y habitent sont sûrement fières de "leur" biscuiterie à la renommé mondiale, la Biscuiterie de l'Abbaye. Faisons alors maintenant un petit historique sur le sablé et sur ce qui est devenu maintenant une véritable entreprise. Pour ce qui est de l'origine de ce biscuit elle date du 18ème Siècle et on le définit alors comme « une espèce de pâtisserie assez recherchée, et qui s’émiette comme du sable quand on la mange », en ce qui concerne la fabrique l'histoire est un peu plus longue. Au retour de sa mobilisation dû à la seconde Guerre Mondiale Georges Lautour, boulanger à Lonlay, décida également d'en fabriquer pour compenser la perte de clients causé par son absence, c'est ainsi que le sablé de l'Abbaye naquit. La notoriété de ce met s'étendit rapidement dans la région de Flers à Bagnoles de l'Orne et jusqu'à Paris, cependant tous ces envois n'assuraient pas encore le travail à ce boulanger. En 1964 Michel Lautour et Michel Lebaudy décidèrent donc de s’associer pour créer une biscuiterie et développer ainsi la production, la biscuiterie de l’Abbaye vit le jour. Cette entreprise 100% familiale de 175 personnes à la production de 1500kg/h est dirigée par les petits enfants de Georges, elle reçut pour conclure le titre d'entreprise la plus citoyenne de Normandie en 2005.
L'abbaye:
On ne peut pas s'arrêter à Lonlay (qui signifie à titre d'information la longue vallée) sans visiter l'abbatiale Notre Dame. Cet édifice est la seule partie qui reste de l'abbaye fondé peu avant 1020 par le comte Guillaume Talvas de Bellême, seigneur de Domfront qui la confia aux moines bénédictins de Fleury-sur-Loire (actuellement St Benoît sur Loire). Malgré les apparences elle connut les malheurs du temps et surtout de l'histoire, pour commencer en octobre 1533 elle brûla ainsi que les anciennes archives, le 31 mars 1574 elle est de nouveau incendiée à cause des guerres de religion et en 1944 elle ne passa pas à travers les bombardements qui la mutile lors de la libération. Son classement aux monuments historiques lui valut une restauration placée sous la responsabilité des beaux-arts, grâce à cela son transept roman avec des chapiteaux originaux du 11ème siècle, son vaste choeur gothique a trois étages, son déambulatoire ceint de chapelles rayonnantes et son mobilier varié comme abondant peuvent être encore contemplés.













































