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15 juin 2010

Prend ta Rolls et va pointer (1/2).

La portion de carrosserie que je vous ai présenté hier, n'appartient pas à une éventuelle nouvelle acquisition que j'aurais pu faire mais fait partie d'une Rolls-Royce qui était stationnée à deux pas du casino valeriquais. Cependant ne me rappelant plus de son allure générale et n'ayant que quelques clichés de détails pour seul souvenir, je dirais qu'il s'agit d'une Silver Cloud I (modèle 1955 à 1958) mais je ne saurai l'affirmer à 100%.

Je vais faire l'impasse sur l'historique de la marque pour m'attarder un peu plus sur le bouchon de radiateur indissociable de la firme britannique.
La "mascotte" automobile la plus célèbre au monde tire son origine du souci exprimé par Claude Johnson, qui sera plus tard directeur de Rolls-Royce, de préserver l’esthétique des voitures de la marque. Nous sommes en 1910 et la vogue des mascottes de radiateur commence à se répandre, cependant Claude Johnson veut éviter que la calandre des Rolls-Royce ne soit défigurée par des figures insolites disposées par certains clients et qu’il considère comme d’un goût discutable (chat noir, figure de policier, etc...). C’est alors que Lord Montagu of Beaulieu (John Walter Edward Douglas-Scott-Montagu, 2ème baron Montagu de Beaulieu), une personnalité très en vue du monde de l’automobile et ami de Charles Royce, lui présente Charles Sykes, un jeune sculpteur dont il est l’ami et le mécène.

Claude Johnson demande à l’artiste, auteur du trophée de la Coupe Gordon Bennett, de concevoir une mascotte exclusive pour la marque. Véritable œuvre d’art, elle symbolisera l’esprit Rolls-Royce (l’alliance du silence et de la vitesse). Selon la légende, l’inspiration vient à Charles Sykes lors d’un déplacement dans la Silver Ghost de Lord Montagu of Beaulieu, au cours duquel il aurait été très impressionné par la douceur de fonctionnement de la voiture malgré sa vitesse.
Charles Sykes baptise sa statuette, The Spirit of Ecstasy (L'esprit d'extase), elle sera également connue, aux États-Unis, sous l’appellation commune de Flying Lady (La femme volante). Selon le sculpteur, la gracieuse petite déesse (la statuette représente une jeune femme dans une attitude dynamique inclinée vers l'avant; ses bras sont lancés hauts en arrière et ses vêtements se gonflent dans son dos, dans un mouvement évoquant des ailes) exprime le vif plaisir qui est le sien, avec ses bras étendus et son regard fixé vers l’horizon.

Eleanor Thornton, la secrétaire de Lord Montagu of Beaulieu, qui était également sa maîtresse, passe pour avoir servi de modèle à la gracieuse silhouette de la Flying Lady. Une hypothèse fortement contestée aujourd’hui, même si la jeune femme a probablement posé pour Charles Sykes. Plus crédible apparaît l’influence, très visible, de la Victoire de Samothrace (sculpture grecque de l'époque hellénistique représentant la déesse Niké, personnification de la victoire).


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- Dimanche 14 juin 2009 - 17h54 -

Post mis en ligne par Yannick Burey à 04:15 (Catégorie (Saint Valéry en Caux) )Il y a [6] Point(s) de vue


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