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21 janvier 2010

Eleganza di Venezia (4/4).

Pour le dernier post de cette série "vénitienne", je vais vous parler du déroulement des différentes festivités.

Lors du Grand Charivari, tous les masques possibles et imaginables circulaient à travers les calli ou dansaient sur les campi, entraînés par la musique endiablée des orchestres composés de flûtes, de harpes, de violes, de luths et bien sûr par "l'instrument du diable", celui qui fait danser, le violon.
Tout le monde marchait et tout ce flux de couleurs se déversait sur la Piazza couverte de tréteaux où l'on exposait des merveilles, où l'on vendait toutes sortes de choses dans une ambiance de fête foraine. Plus de jour, plus de nuit, on dormait,  mangeait et buvait quand on voulait.
Pour reprendre les écrits de Goldoni: "A minuit comme en plein midi, on trouve tous les comestibles étalés, tous les cabarets ouverts, des soupers tout prêts dans les auberges et les hôtels garnis".
Le temps était aussi bousculé que le reste. Plus de rythme établi, place à la fantaisie, à l'improvisation et à la surprise des rencontres. Liberté et anonymat garantis par le masque, plaisir artistique doublé de fantaisie et de libertinage, une catharsis qui durait plusieurs semaines et un cosmopolitisme incroyable, voilà ce qui rendait le carnaval vénitien absolument unique.
Sous l'anonymat le plus complet, la fantaisie, les privautés et les billevesées étaient licites. Tout le monde trouvait son compte dans cette catharsis généralisée, y compris les homosexuels qui n'étaient pas appréciés à Venise. Les jeunes femmes pouvaient se déguiser en beaux pages, les hommes travestis en femmes jouaient les "gniaghe" qui abordaient les passants en usant de propos évocateurs et ambigus ou bien prenaient plaisir à leur déverser toutes sortes d'obscénités.
Le carnaval avait pris une telle importance, que même un deuil public ne pouvait plus l'arrêter. En 1789, on avait tenu secrète la mort du doge Paolo Renier.

La cérémonie d'ouverture des festivités du Carnaval était marquée par le "svolo dell'Angelo" (le vol de l'Ange) où un acrobate audacieux descendait sur une corde tendue entre la plate forme du Campanile et la Loggia du Palais Ducal (où le Doge assistait à la scène).
Le Vol de l'Ange inaugure toujours le Carnaval et l'Ange se jette dans le vide aux douze coups de midi.

Toutes ces bacchanales atteignaient leur paroxysme à l'approche du fatidique mercredi des cendres qui marquait le début du carême. Le jour du mardi gras, on tirait le feu d'artifice en plein jour et le soir on brûlait l'effigie de carnaval : un bûcher était dressé sur la piazzetta près des colonnes et on y jetait Carnaval qui se débattait en criant des injures.
Tout s'achevait avec la Cavalchina, le dernier bal masqué avant le carême et le retour au calme. A minuit les cloches du Campanile de San Francesco de la Vigna sonnaient pour annoncer la fin des festivités.

Pour conclure, je vous propose un écrit de Zorzi Baffo (Oeuvres érotiques):
"On va voir la Piazza couverte de négociants en faillite, l'hôpital rempli de gens couverts d'emplâtres ou ayant le vit rongé par des ulcères et le front de presque tous les maris orné de cornes".


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- Dimanche 17 janvier - 22h48 -

Post mis en ligne par Yannick Burey à 02:55 (Catégorie Accessoires & objets )Il y a [9] Point(s) de vue


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